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juillet


aiguille de roselette

Cette aiguille fait partie d'une des balades à ne pas manquer lorsque nous sommes dans la réserve des Contamines. En effet en allant au col de la Fenêtre, été comme hiver, nous avons une jolie vue sur la chaine du Mont-Blanc ainsi que sur le beaufortain. Et c'est le même constat lorsque nous sommes au col de la Cicle.
Mais il ne faut pas se laisser piéger car ce sommet se mérite. Après être allé au col de la Fenêtre depuis la voie romaine, nous basculons du côté de Hauteluce pour rejoindre le chemin de l'aiguille. C'est ici que le plus dur reste à faire... Une belle pente avoisinant les 45% oblige Lauriane et moi de nous aider de nos mains pour franchir certains passages. Mais ce ne sera pas le plus effrayant. Sachant que nous sommes à la limite de la via ferrata, un semblant de plaque funéraire est posée en plein milieux de la voie rappelant la disparition d'un jeune homme. Très gaie la balade ! Durant toute cette escalade, Lauriane ne disait pas grand chose et resta concentrée dans son ascension. Je l'encourageais à poursuivre car le sommet ne se trouvait plus qu'à 5 petites minutes de grimpe.
Nous voilà au sommet, face à cette gigantesque masse de neige éternelle. Nous ne prîmes pas le temps de nous changer car le panorama est, une fois de plus, d'une beauté remarquable. Lauriane sortit son appareil photo pour figer ce moment et le mettre dans son album photos. Pour ma part, ayant déjà fait ce sommet, je profite de ce moment pour jeter un oeil sur ma carte et voir si d'autres chemins arrivent à ce sommet. Après vérification je reste dubitatif sur des crottes gisant au sol. Que je suis sot... j'oublie que j'ai à faire au montagnard le plus aguerrit des Alpes, le bouquetin. Nous qui avons eu du mal à nous rendre sur ce sommet, ce n'est pour lui qu'une balade de santé.
Voilà ce périple a été effectué sous un ravissant ciel bleu et très peu de monde sur ce parcours. Avant de nous quitter, Lauriane m'avouera qu'elle ne se sentit pas à l'aise pour l'aiguille de Roselette, qu'elle ne voulait pas me ralentir dans mon élan et prit tout sur elle. Je fut abasourdi par son attitude et pour la remercier je baptise cette sortie "La balade de Lola".

Jean-Marc.
Jeudi 10 juillet
Altitude sommet : 
2525m.
Soleil.
Température moyenne 21°C.
Léger vent au sommet.
mt-blanc
Instant de quiétude sur le lac

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Cormet d'Arêches

Après avoir longement préparé ce circuit, on me jète à Arêches Beaufort pour débuter un mini trek de quatre jours.
Cette fois-ci la pluie est au rendez-vous pour ce premier jour. Mais j'avais prévu le coup en apportant les bottes caoutchouc en plus des chaussures de marche et la cap de pluie. Avec tout ça plus rien ne peut m'arrêter, même pas la neige qui se mettra à tomber en haut  de la Tête de Cuvy (1991m). La descente de cette tête jusqu'au barrage de Saint-Guérin se fera les pieds dans l'eau puisque le chemin sera constamment submerger par les ruissellements d'eau alimentant le lac.
Le col n'étant plus ploin, je décide de ne pas m'arrêter pour la pause déjeuner et enchaine sur la dernière montée au Cormet d'Arêches. Peu avant le col, le vent se lève ajoutant au brouillard une ambiance froide et lugubre. Je m'empresse donc à le passer pour arriver au plus vite au refuge de la Coire, me changer et me réchauffer.
La particularité de ce refuge est qu'il dispose d'une seule et unique salle à manger. Pour le hors sac avec bruleurs à gaz et vaisselle à disposition et pour le restaurant du refuge... chacun y trouve son compte ! D'ailleur le repas se terminera par une dégustation de mirabelle qu'un groupe du troisième âge sortit du fond de leur sac.
L'heure s'égraine à petite vitesse lorsque le brouillard et la pluie imposent leur volonté. Mais en faisant
la conversation avec les  employés du refuge communal et le peu de randonneur présent dans la salle, ma montre m'indiqua l'heure de la douche.
Voici la deuxième particularité de ce petit refuge. Pouvoir prendre une bonne douche chaude après l'effort mais aussi pouvoir faire sa toilette le lendemain matin sans se glacer le sang !

Jean-Marc.
Lundi 14 juillet
Altitude sommet : 2064m.
Pluie
et vent.
Température moyenne 6°C.
Frais.
digitale
Digitale ambiguë

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Cormet d'Arêches - refuge de Presset

Cette deuxième journée démarre tranquillement. Je suis le dernier à prendre le petit déjeuner et à quitter le refuge.
La balade débute par une descente en direction du village du Granier pour remonter par une variante du GR5 (Tour du Beaufortain). J'en profite pour repérer le chemin pour une éventuelle sortie en ski de rando car, d'après la carte, cette course est aussi réalisable l'hiver. Et vue le contexte du terrain, j'ai très peu de mal à imaginer la beauté du décors en pleine saison de ski. Pour le moment le chemin continue son ascension vers le refuge de Presset. Et en m'engageant sur cette voie j'aurai l'agréable surprise de découvrir la Pierra Menta depuis la face Est. Ce côté-ci de cette montagne m'est totalement inconnu puisque la seule fois que je suis venu grimper ici fut de l'autre côté. Pour avoir une vue moins écrasante, je m'empresse de rejoindre le refuge situé maintenant à 250 mètres au dessus de ma position.
Le refuge atteint, je m'installe à la terrasse admire le panorama tout en dégustant une boisson à base de houblon. Je reste sans voix devant tous ces pics qui entourent le refuge de Presset. Un spectacle magique, une vision hors du commun, un point de vue époustouflant ! Bref, les 7 heures de marche et la fatigue engendrées se sont évaporées en un clin d'oeil. Je vous conseil vivement à vous rendre à ce refuge. Deux heures plus tard une autre surprise sera au rendez-vous... la rencontre impromptue d'un membre de Praz Montagne avec ses enfants : Pascale et sa joyeuse bande de poussins. J'aurai le plaisir, cette fois-ci, de partager une partie de mon périple avec une personne familière bien que l'idée de discuter avec des inconnus est aussi plaisante.
Beauté du lieu, rencontre hasardeuse, échange de péripéties feront de cette journée la plus somptueuse de la saison !

Jean-Marc.
Mardi 15 juillet.
Altitude sommet :  
2514m.
Soleil.
Température moyenne 24°C.
Pas de vent.
Presset
Lac & refuge de Presset

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Refuge de presset - refuge du col de la croix du bonhomme

La veille j'avais assisté au coucher du soleil et ce matin je ne voulais en aucun cas rater son lever. 5h50, je prends donc une couverture et me mets sur le banc de la terrasse guettant le spectacle. Le temps que les premiers rayons éclaircissent les cimes, des bouquetins apparaissent au col du Bresson puis s'approchent sans crainte près du refuge. La journée débute admirablement bien !
Une fois de plus je tarde au petit déjeuner, laisse passer le plus gros de la troupe puis prends congé de la joyeuse troupe rencontrée la veille.
Le chemin descendant au refuge du Plan de la Lai et partagé avec les VTtistes, rendant le croisement parfois difficile surtout lorque certains cyclistes oublient qu'ils sont assujetti au code de la route même en dehors de l'agglomération. 
Cet incident passé, l'heure du déjeuner se fait ressentir. Je me pose pour reprendre des forces avant d'attaquer la montée au col de la Sauce, traverser la Crête des Gittes et rejoindre le refuge du Col de la Croix du Bonhomme.  Les plaques commémoratives posées sur cette piste sont en l'honneur des chasseurs alpins qui ont creusé cette voie et défendu les lieux pendant la première guerre mondiale. L'endroit peut démoraliser certaine personne mais heureusement qu'en arrivant au refuge le moral revient assez vite en voyant flotter au loin le drapeau tibétain. Puis l'ambiance mise par les employées apporte un véritable esprit de convivialité. D'ailleur ce soir la tablée sera partagée avec des colombiens, allemands, japonais et des parisiens. Belle preuve de diversité communautaire ! Le drapeau tibétain prend un peu plus de sens maintenant.

Jean-Marc.
Mercredi 16 juillet
Altitude sommet : 
2439m.
Soleil.
Température moyenne 27°C.
Pas de vent.
plaques
Plaques commémoratives
22° bataillon des chasseurs alpins


Nom :
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refuge du col de la croix du bonhomme - megève

Ce matin je me mêle à la centaine de personnes qui ont passé la nuit au refuge car cette journée est la plus longue avec une prévision météo moyenne. De plus j'avais donné rendez-vous à Lauriane pour m'accompagner sur la dernière partie de ce périple. Le départ se fera dans le brouillard mais étant sur un G.R., il me sera aisé d'aller jusqu'au point de rendez-vous sans me tromper de chemin. Trois heures trente plus tard je retrouve au Col du Joly ma partenaire qui patientait depuis une bonne heure maintenant. Nous partagerons le déjeuner au chalet du Joly, à l'abris des premières gouttes de pluie tout en espérant que cette averse n'est que passagère. Et ce fut le cas ! Nous aurons l'occasion d'avoir une accalmie et repartirons en direction de la Tête de la Combaz pour être moins exposé aux aléas de dame nature. La traversée ne se fera donc pas dans son intégralité, mais le simple fait d'aller naturellement au Mont Joly satisfera amplement Lauriane.
Plus le moindre doute arrivé au sommet... la pluie tombe sans nous faire de cadeau ! Nous mettons la cape de pluie pour limiter les dégats car  l'averse redouble d'intensité et nous avons encore quatre bonnes heures de marche devant nous.
La dernière partie, qui se fera à travers les bois de la Princesse, émerveillera cette fois-ci ma compagne du jour. J'ai même cru un moment qu'elle avait perdu sa langue car pendant plus de dix minutes plus aucun son n'était perceptible. De quoi être inquiet ! (sachant qu'une femme ne peut rester plus de 10 secondes sans parler...). Mais quoi qu'il en soit cela m'aura fait énormément plaisir d'être accompagné ce dernier jour. 
Arrivé à la maison, une bonne tasse de thé blanc nous ravigotera et nous permettra par la même occasion de récupérer avant de se quitter. Bien que cette rencontre ne soit pas hasardeuse, se sera la deuxième meilleure journée de la saison. Et même si  j'aime bien taquiner Lola, sa présence me fut très agréable.

Jean-Marc.
Jeudi 17 juillet
Altitude sommet : 
2525m.
Nuageux, pluie.
Température moyenne 9°C.
Pluie et vent au sommet.
epouvantail
L'épouvantail du Mont Joly

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montagne des auges

Un de mes plaisirs lorsque je randonne est l'imprévisible. Pour une fois je ne me suis référé à aucun guide pour proposer cette sortie mais uniquement à un tracé sur la carte. Et quel bonheur de découvrir un parcours sans savoir ce qui nous attend par avance !
La montagne des Auges est un haut lieux de la résistance puisqu'il domine le plateau des Glières où s'installa le Lieutenant Tom MOREL et ses maquisards. Cette balade est, cette fois-ci, plus culturelle mais tout aussi intéressante. Les pays de Savoie ont une grande chance d'avoir autant d'évènements et de grands noms inscrits dans l'histoire de France. Ces hauts lieux historiques entraînent généralement une procession de cars touristiques. Mais aujourd'hui ce ne sera pas le cas... et tant mieux ! Pas de file d'attente pour accéder aux chemins, pas de gens bruyants et encore moins de personnes râleuses.
La flore est ici différente par raport à mes sorties précédentes éveillant en moi de nouvelles curiosités et me rends surtout admiratif devant la richesse de cette nature.
Trois heures de monté relativement aisée nous mènera aux chalets des Auges. L'heure du déjeuner vient tout juste de sonner. Sandrine et moi n'avons pas tardé à nous mettre à table face à une agréable vue sur le Mont Blanc. Et, pour accompagner cet instant  de bonheur, je sort du sac une bouteille de Gigondas pour l'apéro. Que demander de plus ?
Ce moment passé nous nous remettons en route afin de boucler le tour. Le chemin du retour ne nous permetra pas d'avoir un aperçu sur le monument du plateau des Glières... et c'est bien dommage ! Par contre, cela nous permettra de mesurer l'étendu de ce fameux plateau et de mieux comprendre l'organisation de la résistance. 
Pour clôturer cette sortie et rejoindre la voiture, le chemin nous mènera au petit refuge de la Fetaz implanté en pleine forêt. Notre étonnement ainsi que notre curiosité nous poussa à jeter un oeil à l'intérieur. Mais le spectacle fut désolant ! Il est regrétable de voir que certaines personnes ne respectent en rien la valeur d'un tel abri et je suppose que se sont ces mêmes personnes qui se plaignent de ne pas avoir de chouettes refuges en France tout comme nos amis Suisses.

Jean-Marc.
Jeudi 24 juillet
Altitude sommet : 
1822m.
Grand soleil.
Température moyenne 25°C.
Pas de vent.
chalets
Chalets des Auges

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