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fevrier

La Petite Chaurionde

YYEEESSSS...On est déjà en février et la neige continue de tomber pour mon plus grand plaisir ! Cette fois-ci, changement de massif et direction les Beauges pour découvrir le col situé près de la Pointe de la Sambuy. 
La neige tombée la veille rendait l'accès à la station de Seythenex assez délicate. Pour preuve, plusieurs voitures avaient beaucoup de mal monter et certaines se sont retrouvées dans le fossé. L'ambiance était posé !
Après cette mise en bouche, nous ne trainons pas pour nous équiper en raison d'une température toujours aussi basse. Mais après avoir pénétré dans la forêt, à l'abris du vent et loin de la foule, le groupe oublie vite les petits tracas de départ.
Pour ma part je met un peu de distance entre les filles et moi pour apprécier le silence de cette nature encore endormie et pour ressentir chaque pas posé sur ce coussin de velours qu'est le manteau neigeux. Une agréable sensation m'envahit et me permet d'oublier le ciel obstrué par ces nuages accrochés aux montagnes. Nous continuons notre progression en direction du chalet de l'Aulp de Seythenex avant d'attaquer l'ascension de la petite Chaurionde. Sur ce replat nous aurons l'occasion d'appercevoir en l'espace de quelques secondes, Christophe arrivant au sommet. Voilà l'objectif n'est plus très loin... mais pas pour tout le monde. Claire aura une absence et sera contrainte de faire demi tour pour ne pas prendre de risque. Par chance, le coéquipier de Christophe qui était pressé par un timing serré se dévoua pour raccompagner Claire au point de départ. L'esprit plus tranquille nous continuâmes notre ascension tout en espérant de voir ce brouillard se lever. Entre temps Christophe viendra à notre rencontre et remonta les 400 mètres restant avec nous. Courageux l'ami !Faire deux montées consécutives, c'est sympa de sa part. Les distances seront appliquées en raison des chutes de la veille, mais ne seront pas excessives pour garder un oeil sur son compagnon. Le sommet atteint, j'attends mes camarades avant de m'éclater dans cette neige fraîche. Mais voilà... le brouillard est toujours présent, la visibilité réduite à moins de 2 mètres et un terrain qui m'est complètement inconnu... sueurs froides à l'horizon ! Un jour ou l'autre faut bien que je descende ! Je me lance... les trois premiers virages s'enchainent rapidement quand soudain je me retrouve le nez dans la peuf. Je remonte en selle attaque droit dans la pente et une deuxième gamelle s'en suit. Aïe, aïe, aïe !  Il va falloir assurer même sans aucune visibilité. Je remets les skis dans la pente et... une grande gerbe de neige m'arrive dessus. Valérie m'ayant vu in extremis essaya de m'éviter mais en perdit l'équilibre pour se retrouver à faire un joli soleil. La compétition est lancée. Celui qui en sortira indemne se fera offrir le pot de l'amitié ! Ces petits événements se répéteront durant la motié de la descente et je peux vous assurer que c'est hyper impressionnant de skier dans de telles conditions. De plus n'ayant pas de point de repère visuel, Christophe et moi étions nauséeux et très content de finir cette interminable descente infernale. Lorsque la montagne ne veut pas s'ouvrir, il est préférable de se faire tout petit et respecter ses règles.

Jean-Marc.
Dimanche 8 février

Altitude sommet : 2075m.
Brouillard.
Température de -6°C en moyenne.
silence
Petit rayon de soleil.

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Comme chaque année le club propose des exercices de sécurité pour la bonne pratique du ski de randonnée. Valérie s'étant occupée de trouver le guide, Benoit, aura tout de même 8 inscrits ce jour. Ces randonneurs prouvent par leur participation que la sécurité n'est pas uniquement une affaire de professionnel et que chacun est responsable de sa sécurité et celle des autres.
D'ailleurs, à peine finit l'installation du balisage de sécurité que plusieurs skieurs curieux n'hésitent pas à franchir la zone pour se trouver en plein milieu d'une crevasse obstruée par la neige tombée depuis le début de saison. Je sentais une pointe de sarcasme lorsque notre guide demandais à ces badots si tout allait bien. C'est malheureusement à cause de ce type d' individus que le nombre d'accident de montagne est en constante croissance.
Après ces événements nous continuons notre entraînement durant toute la matinée et une bonne partie de l'après-midi. Avant de plier bagages et de se mettre en route pour la descente Benoit nous demandera de faire un ultime exercice : le ski encordé. En effet, à ce jour aucune personne du groupe n'est descendu de cette façon et je peux vous dire qu'il n'est pas facile de se synchroniser avec un partenaire que nous ne connaissons pas. Au bout de 10 minutes et  plusieurs mises au point nous finirons par accorder nos violons. Vingt minutes plus tard nous nous retrouvons sur les pistes et faisons  un brieffing sur cette descente hors du commun.
Pour rejoindre les voitures, nous devons redoubler de prudence avec cette cohorte de skieurs. Nous prenons plus de risque à la fermeture des pistes en pleine saison de ski qu'en hors-piste... c'est le prix à payer !

Jean-Marc.
Samedi 28 février.

Altitude sommet :  
3242m.
Soleil.
Température moyenne -3°C.
Col du Chardonnet
Aiguille du Chardonnet et son Col.

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